Des champs gorgés d'eau et des agriculteurs pénalisés

Des champs gorgés d'eau et des agriculteurs pénalisés

Samedi 07 mars à 08h10, par Paul Nouzarede

Les pluies de ces derniers jours et dernières semaines n'arrangent pas vraiment les agriculteurs. Comme à l'automne dernier, ils se retrouvent pénalisés par les intempéries. La question des bassines, ou réserves de substitution, est relancée par les professionnels.


LES CONSÉQUENCES POUR LES AGRICULTEURS

Dans l'ensemble du département de la Charente-Maritime, l'eau stagne dans les champs"Le moindre millimètre qui tomber reste en surface, et on ne peut pas rentrer dans les parcelles", explique, médusé, Pierre-Clément Casagrande, président des Jeunes Agriculteurs de Charente-Maritime. Et ce n'est pas sans conséquences sur les cultures céréalières. "L'impact direct, c'est sur le blé, l'orge, un peu le colza, et commence aussi sur les cultures du printemps comme le maïs et le tournesol"

Le secteur de l'élevage, lui aussi, est concerné par les intempéries. Dans les marais, "les éleveurs vont garder leurs bêtes plus longtemps en stabulation" , explique Pierre-Clément Casagrande. 



Une réserve de substitution dans le Marais Poitevin. (photo : blog marais poitevin)


LE DÉBAT DES BASSINES RELANCÉ ?

La forte pluviométrie relance, encore une fois, le débat autour des bassines, ou réserves de substitution. Elles sont toujours vivement contestées par les associations environnementales. A contrario, elles sont plébiscitées et réclamées par les syndicats de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs.

Pierre-Clément Casagrande fait partie de ceux qui déplorent que l'eau des pluies ne soit pas utilisée : "c'est quand même dommage de gaspiller toute cette eau alors qu'elle pourrait servir au monde agricole, mais pas que". Selon lui, les bassines auraient été remplies avec seulement 2% des volume de pluie qui sont tombées. "Ça nous énerve qu'on ne puisse pas en construire pour stocker cette eau qui serait bien utile"

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