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Covid-19. La Rochelle : l'hôpital sous une tension plus extrême que jamais

Covid-19. La Rochelle : l'hôpital sous une tension plus extrême que jamais

Vendredi 16 avril à 17h08

actualite

Au 16 avril, il ne restait qu'un seul lit de réanimation à l'hôpital de La Rochelle.

Le groupement hospitalier de La Rochelle-Rochefort tire le signal d'alarme. Avec un taux d'incidence de 220 pour 100.000 habitants (un record depuis le début de l'année), notre département a largement franchi le seuil d'alerte. C'est un hôpital sous une tension plus extrême que jamais, que décrivent Pierre Thépot, le directeur, et le docteur Thierry Godeau, le président de la commission médicale d'établissement. (©photo d'illustration)

Les infections sont en phase d'ascension importante. Au 16 avril, il ne restait qu'un seul lit disponible en réanimation. Les activités de chirurgie sont déprogrammées les unes après les autres pour mobiliser du personnel. "Peut-être qu'il faudra délocaliser encore des lits de réanimation au bloc opératoire, et ne maintenir que de l'urgence, ce qui reviendrait à 70 ou 80% de déprogrammation", souligne le docteur Thierry Godeau. Aujourd'hui, plus de 80% des cas sont dus au variant anglais. Et l'âge moyen des patients baisse - entre 40 et 70 ans en Charente-Maritime. 


Confiner et vacciner, la stratégie la plus adaptée

Il n'y a plus de décès chez les plus de 80 ans grâce à la vaccination qui fonctionne très bien. Mais plus inquiétant, le développement de formes graves chez les femmes enceintes. "Récemment, une a été hospitalisée, limite d'aller en réanimation", ajoute Thierry Godeau, pour qui il est important que les femmes enceintes se fassent vacciner "car elles sont des personnes à risque de forme grave". L'hôpital de Rochefort, lui, n'accueille pas les formes les plus grave de Covid-19, il n'y a pas de réanimation.

Pour le docteur Godeau, en dépit de la pression de l'opinion, il aurait fallu adopter une autre stratégie pour éviter ce qu'il qualifie de "quatrième vague" dans les hôpitaux de La Rochelle et Rochefort. "Si les mesures actuelles ne font pas suffisamment baisser l'épidémie, je pense qu'il n'y aura pas d'autres choix que de confiner strictement comme l'an dernier", dit-il. Pour lui, la stratégie de confinement de vaccination de masse est la plus adaptée. D'autant que, d'après les informations qui lui remontent par les médecins de ville, la situation pourrait se dégrader encore dans les deux prochaines semaines.

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