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Saintes : un écureuil roux pourrait épargner le Bois de la Grelauderie

Saintes : un écureuil roux pourrait épargner le Bois de la Grelauderie

Lundi 24 mai à 10h34

actualite

La présence de cette espèce protégée pourrait faire tomber à l'eau un projet de logements espéré dans ce bois.

La présence d’un écureuil roux va-t-elle faire capoter un projet de construction de logements à Saintes ? On vous a déjà parlé de ce dossier sur Demoiselle avec l’opposant municipal Pierre Maudoux. Il est contre ce projet dans le bois de 3 hectares de la Grelauderie. Mais cette fois, il a peut-être trouvé la parade pour inciter la majorité à renoncer. On le rappelle, il est prévu la construction de 47 logements en rasant une partie du bois, environ un hectare. Sauf que voilà, un rongeur aurait en effet été aperçu dans ce bois, selon Pierre Maudoux, alerté par des riverains. (©photo d'illustration)

Il s’agirait donc d’un écureuil roux, une espèce protégée. "On ne peut pas perturber ou dégrader l'habitat des espèces protégées", dit-il. Selon Pierre Maudoux, le maire et président de l'agglomération de Saintes, Bruno Drapron, pourrait faire reclasser le bois en zone protégée (la zone avait été déclassée par l'ancienne municipalité, approuvée par Bruno Drapron). Un moyen de faire obstacle au projet de construction de 47 logements.


"Une course contre-la-montre"


Pierre Maudoux dit avoir des photos et vidéos attestant de la présence de l’écureuil roux dans le bois de la Grelauderie. Il est opposé au projet comme ses collègues Pierre Dietz et Renée Benchimol-Lauribe. "C'est une course contre-la-montre", alerte-t-il. Le permis de construire a été déposé en mairie pour étude, avant signature. "Il est en instruction", a confirmé le maire Bruno Drapron. Rappelons que la ville de Saintes a un besoin de logements sociaux, sous peine d'être pénalisée financièrement par l'État.

Si le permis est signé, "les bulldozers pourraient détruire une partie du bois", lance Pierre Maudoux. L'enjeu, pour lui, c'est donc d'aborder le sujet lors du prochain conseil municipal le 12 juillet pour alerter Bruno Drapron, le maire de Saintes. Le maire confirme, en tout cas, que "tout a été respecté d'un point de vue légal". Bruno Drapron s'étonne d'ailleurs "que des soldats se réveillent après la guerre et se déguisent avec des costumes de héros".

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