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Reportage. Saintes : le site de Saintronic va renaître de ses cendres

Reportage. Saintes : le site de Saintronic va renaître de ses cendres

Vendredi 28 mai à 15h55

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Le groupe Chalvignac, spécialisé dans la conception de matériels viticoles, a racheté le site pour s'implanter.

"Une opportunité fabuleuse et un potentiel industriel considérable". Voilà comment le PDG du groupe Chalvignac, Philippe Tizon, décrit le site de Saintronic, fermé depuis 2016, dont il fait l'acquisition. Le compromis de vente doit être signé le 8 juin 2021. "Une très bonne nouvelle pour l'industrie de la ville", signale le maire de Saintes, Bruno Drapron.

Le groupe Chalvignac est spécialisé dans la conception et la fabrication de matériels viticoles (notamment les cuves en inox). Il possède neuf sites, dont un à Sainte-Même, près de Saint-Jean d'Angély. Philippe Tizon souhaitait justement délocaliser cette usine. Ce sera chose faite dans quelques mois.


Un site partagé avec "Zolux"

L'histoire retiendra que c'est un ancien employé de Saintronic, aujourd'hui salarié à Sainte-Même, qui a fait découvrir le site de Saintronic à son PDG. "Il nous a projeté le plan en nous disant qu'il s'adaptait parfaitement à notre production", se souvient Philippe Tizon. C'était en début d'année. Seulement trois mois plus tard, le groupe Chalvignac discute du rachat avec GMD, le propriétaire du terrain et des bâtiments.

L'intérieur de l'ancienne usine de Saintronic. ©P. Nouzarede - Demoiselle FM
L'intérieur de l'ancienne usine de Saintronic, à Saintes (©P. Nouzarede - Demoiselle FM)

Entre temps, Philippe Tizon a dû convaincre la municipalité. "J'ai été convaincu par le projet en trois minutes", sourit le maire, Bruno Drapron, qui avait deux conditions. La première étant que l'activité soit industrielle, la deuxième étant qu'une partie des 22.000 mètres carrés des bâtiments revienne à l'entreprise Zolux, qui souhaitait s'agrandir. Philippe Tizon accepte.


35 salariés dès février ou mars

Plus tôt, Bruno Drapron avait refusé un projet commercial sur le site de Saintronic. "Dès mon arrivée, j'ai refait faire le Plan Local d'Urbanisme pour empêcher qu'un site commercial s'implante ici", martèle-t-il. Le porteur de projet n'a pas déposé de recours contre cette modification du PLU. "Les planètes se sont alignées", reconnaît Bruno Drapron, qui n'a eu qu'à faciliter les relations entre le propriétaire et l'acheteur (groupe Chalvignac).

Dès février ou mars 2022, il y aura 35 employés sur l'ancien site de Saintronic. D'ici à trois ans, Philippe Tizon compte grimper à 60 voire 70, grâce notamment à un investissement conséquent de 4,5 millions d'euros. Sur le site de cinq hectares, trois reviennent au groupe Chalvignac et deux à l'entreprise Zolux. Les bâtiments sont eux aussi partagés : 14.000 mètres carrés pour Chalvignac et 8.000 pour Zolux.

Reportage ©P. Nouzarede :

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Sur le site, le groupe entend produire, notamment, des bennes et des matériels de chais, mais aussi des groupes de froid, qui permettent de "faire de l'eau froide avec l'excédent d'eau chaude", explique Philippe Tizon. Des techniques innovantes, avec des métiers peut-être moins prisés. C'est pour cela que la CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie) de Rochefort-Saintonge entend, pourquoi pas, créer des filières de formation pour répondre aux besoins de l'entreprise.

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