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Charente-Maritime : l'alimentation digne, préoccupation du Secours Catholique

Charente-Maritime : l'alimentation digne, préoccupation du Secours Catholique

Vendredi 19 novembre à 11h05

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Hormis les chiffres toujours aussi effarants, le Secours Catholique des Charentes a mis l'accent sur l'alimentation digne.

Le Secours Catholique a publié son rapport pour la Charente et la Charente-Maritime. Au total, 7.670 personnes ont été accompagnées en 2020, dont les deux-tiers l'étaient pour la première fois. Quasiment la moitié sont des familles avec enfants. On compte 20% d’étrangers, c’est beaucoup moins qu’au plan national. Et 20% aussi des personnes accompagnées ont un emploi. Ça, c’est pour la partie chiffrée du rapport.

Cette année, le Secours Catholique a souhaité mettre l’accent sur l’accès à l’alimentation digne. Chaque année, il délivre des chèques-services pour que les bénéficiaires puissent acheter à manger. Mais ce n’est pas aussi simple que ça. Reportage, Paul Nouzarede :

Sylvie a connu une période très pénible. Aujourd’hui, ça va mieux, elle s’en est sortie et vit dans un appartement à La Rochelle. Elle se souvient de ces chèques-services. "Je me disais que je ne pourrais pas passer à la caisse... C'est difficile de ne pas perdre sa dignité à ce moment-là", explique-t-elle. (©photo : Demoiselle FM - P. Nouzarede)


Le prix, oui, mais aussi la qualité

Alors, comment faire pour, à la fois, aider et ne pas créer ce sentiment de gêne ou de honte ? Plusieurs options sont testées un peu partout en France. Notamment une qui fonctionne particulièrement bien, comme l’explique Christine Naulleau, qui porte la thématique de l’accès à l’alimentation digne au Secours catholiques des Charentes. "Quand on va à la caisse, on paye selon un code couleur qui dépend des ressources de chacun", dit-elle. Ça évite toute stigmatisation. "Le client derrière ne sait pas combien vous payez", argumente Christine Naulleau.

Évidemment, le coût des aliments est la principale préoccupation des bénéficiaires. "La qualité doit l'être aussi !", martèle Jean Chalié, le délégué du Secours catholique des Charentes. "Il y a un monde où des gens se nourrissent normalement, et un autre monde où 7 millions de français font la queue pour du discount dont les produits sont de qualité nutritive très moyenne", peste-t-il.

Le Secours catholique souhaite donc montrer une autre direction en développant, par exemple, des jardins partagés. Il en existe un à Saint-Fiacre, à Saintes, occupé par quatre familles. De quoi faire pousser des fruits et légumes pour vivre - presque - en autonomie.

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