logo

Sondage

Cet hiver, ski ou pas ski ?

Reportage. Rochefort : l'éducation à la sexualité vue par des collégiens

Reportage. Rochefort : l'éducation à la sexualité vue par des collégiens

Vendredi 26 novembre à 07h44

actualite

La rectrice d'académie a assisté à des échanges très matures entre collégiens de 3ème et infirmières de vie scolaire.

Connaissez-vous le jeu de la ligne ? Le principe est simple : les collégiens se voient poser une question sur des sujets d’éducation à la sexualité, et doivent ensuite se placer devant la pancarte "D’accord" ou "Pas d’accord". (Cet/Hier) après-midi, les élèves de troisième du collège Pierre Loti, à Rochefort, y ont participé. La rectrice d’académie, Bénédicte Robert, a assisté aux échanges. Comme c’était la journée mondiale contre les violences faites aux femmes, le jeu a tourné autour de ce vaste thème. Reportage, Paul Nouzarede :

L’atelier démarre toujours par une question. "Virginie est venue en cours en jupe ce matin, elle s'est faite siffler dans la rue. Est-ce normal ?", demande une infirmière. Ici, la classe est unanime. Tous les élèves se dirigent vers la pancarte "Pas d’accord". (©photo : Demoiselle FM - P. Nouzarede)

Le plus intéressant, c’est lorsque les collégiens prennent la parole pour échanger autour de la question. Comme cette jeune fille de seulement 14 ans. "Dès tout petit, on nous bassine avec des stéréotypes, mais la plupart ont réussi à s'émanciper et se libérer de ça", explique-t-elle avec assurance.


Un vaste sujet, pas simple à aborder

Pour encadrer les collégiens, des infirmières scolaires sont présentes. Roselyne Duclouet est l’une d’elles. Elle convient que le sujet est très vaste, beaucoup plus qu’on ne peut le penser. "Quand on dit qu'on fait des cours d'éducation à la sexualité, certains parents ne veulent pas que leurs enfants y aillent", précise-t-elle. "Nous faisons réfléchir les enfants sur le consentement et le respect", ajoute l'infirmière.

À la fin des échanges, la rectrice d’académie, Bénédicte Robert, est épatée par les réactions très matures des élèves et de la liberté de parole qui gagne de plus en plus la société. "C'est simplement savoir parler d'un sujet dont on ne parlait si ouvertement avant à l'école", se réjouit Bénédicte Robert.

Partagez cet article

Autres articles dans le même thème