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Agglo de Saintes : le statut des agents précaires revu par la collectivité

Agglo de Saintes : le statut des agents précaires revu par la collectivité

Jeudi 06 janvier à 15h00

actualite

Une centaine d'agents territoriaux vont se voir proposer un CDD ou une stagiairisation.

Retour sur l’annonce de la déprécarisation des agents territoriaux de l’agglomération de Saintes. Une semaine d’agitations, décidément. Ce jeudi, les cantines scolaires et les garderies étaient à l’arrêt suite à la grève des agents lancée par la CGT et FO. Les syndicats réclamaient la contractualisation de 188 agents dans le service d’éducation. Finalement, tout s’est bousculé ce mercredi.

Sur les 188 agents qui ont été embauchés l’an dernier sous la forme d’un contrat horaire, 117 (34 en restauration, 16 ATSEM, 41 animateurs et 26 agents d'entretien) vont se voir proposer, prochainement, un CDD ou une stagiairisation avec titularisation un an après. En clair, ces 117 agents sont jugés indispensables au bon fonctionnement des services, donc ils sont embauchés. Pour Ludovic Depeux, secrétaire général à la CGT pour les agents territoriaux dans l’agglo de Saintes, c’est largement insatisfaisant.


Une manifestation organisée ce jeudi matin

Il est encore très en colère. Nous l’avons joint ce jeudi matin alors qu’une manifestation était organisée en direction de la mairie, où une soixantaine de personnes se sont réunies. "On ne sait pas quand ça va débuter, on ne sait pas si les agents seront titulaires", résume Ludovic Depeux. "Le président évoque la carte scolaire et l'éventuelle fermeture de classes, mais tout cela n'arrivera pas avant le 30 juin donc il aurait pu proposer un CDD à tout le monde jusqu'à cette date", ajoute le syndicaliste. Écoutez un extrait :

Pour la collectivité, la contractualisation représente un effort et un surcoût de 350.000 euros. La question, surtout, c'est pourquoi avoir attendu la grève pour prendre ces décisions ? "Notre calendrier n’est pas celui des syndicats", a répondu fermement Bruno Drapron lors de la conférence de presse. (©photo : Demoiselle FM - P. Nouzarede)


Des contrats légaux mais précaires

Pour Ludovic Depeux, ce genre de contrat - les contrats horaires - est plus que précaire. "Une entreprise qui utiliserait un agent comme ça se retrouverait aux prud'hommes. Il n'y a que dans la fonction publique que ça existe", peste-t-il. Ces contrats horaires sont légaux, mais la collectivité explique réfléchir à une autre solution depuis plus d’un an. "C'est une décision courageuse", a souligné Bruno Drapron.

D’ailleurs, Éric Pannaud, vice-président aux affaires scolaires, a rappelé l’utilité pragmatique de ce type de contrat pour une collectivité. "On peut faire évoluer les heures d'une journée sur l'autre, donc c'est un avantage", résume-t-il, concédant que "c'est un inconvénient pour l'agent qui n'a pas de visibilité". Écoutez un extrait : 

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