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Rochefort : le délicat sujet des sans-abri qui refusent l'aide des collectivités

Rochefort : le délicat sujet des sans-abri qui refusent l'aide des collectivités

Vendredi 20 mai à 14h22

actualite

Deux sans domicile fixe errent dans les rues de Rochefort, et gênent parfois les habitants et commerçants.

La Ville de Rochefort impuissante face à deux sans domicile fixe qui vadrouillent dans le centre. Le sujet a été abordé en conseil municipal ce mardi 17 mai 2022. Des auditeurs nous ont aussi interpellé ces derniers temps. L’occasion pour les élus de s’expliquer. Sur le principe, la présence des deux SDF n’est en rien dérangeante. Le problème, c’est qu’ils sont alcoolisés et peu soucieux de l’environnement dans lequel ils sont. L’un d’eux se trouvait régulièrement devant une grande surface du Nord de la ville. Le directeur lui avait proposé un emploi pour éviter qu’il ne reste sans rien faire devant le magasin.

L’intéressé a refusé. Il est désormais en centre-ville, alcoolisé du matin au soir, n’est pas violent, mais n’hésite pas à interpeller des passants pour entamer une discussion. Le deuxième pose davantage problème à la ville. La municipalité a reçu des plaintes d’un magasin, devant lequel ce sans domicile fixe a trouvé refuge. Il a installé son matelas et ses affaires. Malheureusement, il fait parfois ses besoins sur place, entraînant une insalubrité certaine et une odeur nauséabonde. "Avec les fortes chaleurs, ça n’arrange rien", a rappelé le maire Hervé Blanché en conseil municipal.


Un champ d'actions très limité

Toutes les démarches ont été faites pour lui venir en aide. En vain. "Le CCAS est intervenu, le maire est intervenu, et l'adjoint à la sécurité est intervenu", rappelle d'abord Isabelle Gireaud, adjointe à l’action sociale et à la solidarité. "Ces personnes ne veulent pas utiliser nos services", regrette l'élue, qui déplore l'état d'alcoolémie avancé dans lequel se trouvent ces deux individus. "L'un d'eux était sous tutelle, mais le juge lui a retiré", précise Isabelle Gireaud.

"Nous lui avons donc proposé une place dans un EHPAD spécialisé à l'association L'Escale", mais il ne s'y rend pas", ajoute l'élue. À part enlever le matelas du deuxième sans domicile fixe, le champ d’interventions est très limité. "On ne peut pas interdire, à qui que ce soit, de circuler librement dans les rues", ont conclu Hervé Blanché et Isabelle Gireaud, conscients que leurs comportements gênent parfois les habitants, commerçants et touristes.

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