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Reportage. Charente-Maritime : des logements plus en plus rares et hors de prix

Reportage. Charente-Maritime : des logements plus en plus rares et hors de prix

Lundi 25 octobre à 06h32

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Les prix de l'immobilier continuent de flamber dans le département.

Chers logements en Charente-Maritime. Ils sont de plus en plus rares et hors de prix. C’est l’inquiétant constat dressé par les conseillers départementaux à la session d’automne. Les prix de l’immobilier continuent de flamber, et c’est lourd de conséquences pour les locations à l’année, en particulier sur les îles de Ré et Oleron, ainsi que sur l’agglomération de La Rochelle et même le Pays Rochefortais. Entre les AirBnB et les résidences secondaires, les charentais-maritimes ont de plus en plus de mal à se loger. Reportage, Emmanuel Bidaux :

30 millions d’euros de droits de mutation sur les transactions immobilière en plus cette année pour le département. Un chiffre important, mais pour le conseiller départemental, Lionel Pacaud, c’est plutôt inquiétant. "Moins de transactions, avec des prix qui progressent, et notre jeunesse ne sait pas comment se loger", dit-il.

La conseillère départementale oléronaise, Dominique Rabelle, souligne aussi l’effet pandémie, et ses lourdes conséquences. "Nous voyons des gens qui vendent leurs biens, et sur l'île d'Oléron il n'y en a plus un à vendre", affirme-t-elle, ajoutant que "des propriétaires ayant des locations pour des gens qui travaillent sur Oléron résilient les baux pour pouvoir vendre leurs biens à des résidents secondaires".


Une marge de manœuvre réduite

Dans l’agglomération de la Rochelle, c’est aussi très compliqué, à cause notamment des logements AirBnB. "Nous en avons 6.000 sur la ville de La Rochelle, donc cela devient extrêmement urgent", précise l'élue. Marylise Fleuret-pagnoux a sollicité les sénateurs Corinne Imbert et Mickaël Vallet pour qu’ils s’attaquent au problème. Pour le sénateur Marennais, il faut mener une nouvelle réflexion sur le sujet. "Nous avons l'obligation de réinvestir là-dedans, et c'est quasiment une taxe qu'il faudrait réaffecter", dit-il.

Pour Dominique Rabelle, le département a un rôle à jouer en aidant à la constitution de logements, avec un office foncier solidaire. Elle souligne aussi une autre incohérence : pour les propriétaires, la location saisonnière est plus avantageuse sur le plan fiscal que la location à l’année.

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