19 mai 2026 - 295 vues
"On s'adapte à la professionnalisation des fraudeurs et on est dans une logique de tolérance zéro". Les mots d'Arnaud Ménager, directeur comptable et financier de la Caisse Primaire d'assurance Maladie de Charente-Maritime, à l'occasion de la signature d'une convention de partenariat avec les parquets des tribunaux de la Rochelle et Saintes.
La lutte contre les fraudes est une priorité clairement affichée, avec l'an dernier 5,9 millions d'euros de fraudes détectées ou évitées, contre 5,8 en 2024. Des techniques qui évoluent fortement avec notamment des faux arrêts de travail ou des dossiers d’entreprises "coquilles vides", comme l'explique Arnaud Ménager.
Concrètement, cette convention signée entre la CPAM 17 et les parquets de la Rochelle et Saintes, une première, vise à améliorer la réponse pénaleen sortant d’une logique de silo et en fluidifiant l'information, comme le confie Benjamin Alla, le procureur de la république de Saintes.
La CPAM de Charente-Maritime fait partie des six PIEJ, Pôles Interrégionaux d'Enquêteurs Judiciaires, en France. Il se compose de neuf agents investigateurs et un data analyst qui traquent les fraudeurs. Les responsables de la “sécu” de Charente-Maritime rappellent que la fraude demeure quand même une exception, puisque l’an dernier, elle a versé 2,4 milliards d’euros, rien à voir avec les presque 6 millions de fraudes.